Mohamed-Ali Shatrit, au nom des siens, au nom des Palestiniens
La Délégation Générale de Palestine en France s’est félicité de la réussite de son intervention en faveur du jeune footballeur Franco-Palestinien Mohamed-Ali Shatrit et elle tient a remercier le joueur pour son dynamisme et son dévouement au sport palestinien Ci-dessous un article paru dans le Parisien

La palestine face au club tchétchène du Terek Grozny. C’est un match chargé de symboles qui s’est déroulé au mois de Juin au stade Al-Ram de Ramallah (Cisjordanie- Palestine). Aux côtés de joueurs locaux ou expatriés (Jordanie, Koweït…), la sélection palestinienne a accueilli un petit nouveau et le seul Européen du groupe : Mohamed-Ali Shatrit.
L’attaquant de la JA Drancy (promue en CFA), âgé de 26 ans, dont le père est né en Palestine et la mère (qui a passé son enfance au Sénégal) d’origine libanaise, trouve ainsi la récompense d’une démarche entreprise il y a presque deux ans. Un chemin parsemé d’embûches. « Cela a été très compliqué, j’ai dû frapper à de nombreuses portes, reconnaît Abou (NDLR : son surnom) .
Mais ma démarche n’est pas politique. C’était avant tout un souhait sportif et personnel. » Après avoir donné bien des coups de téléphone et envoyé des dossiers tout aussi nombreux, l’ex-joueur de La Courneuve, de Saint-Leu, d’EO Goulette-et-Kram (L 1 tunisienne) et de Levallois voit ses efforts récompensés début mai. Il a disputé ses dix-huit premières minutes sous le maillot rouge palestinien à Bruxelles face au FC Brussels (défaite 4-3).
L’accueil des coéquipiers est chaleureux. « J’arrivais de nulle part mais ils m’ont tout de suite pris sous leur aile, explique-t-il. Ils étaient contents de voir quelqu’un vivant en France s’intéresser à eux. Ils étaient aussi curieux de savoir comment j’avais appris leur existence et suivi leur parcours. » Dans les tribunes, son père, Youssef, a du mal à cacher son émotion. « Il m’a dit qu’il n’avait jamais été aussi fier et que c’était le plus beau cadeau que je pouvais lui faire. » Cette convocation en sélection est surtout pour lui l’occasion de fouler pour la première fois la terre de ses ancêtres. « Grâce au foot, c’est plus facile », reconnaît-il.
Arrivé lundi à Jérusalem, l’employé au service communication de la mairie de Drancy emmagasine ces jours derniers des souvenirs indélébiles. « J’ai pu me rendre dans le village natal de mon père (NDLR : Halhoul près d’Hébron), découvrir ma famille que je n’avais jamais vue, visiter Jérusalem », raconte l’attaquant.
« En Palestine, on est 400 ou 500 Shatrit, explique-t-il. Pour eux, c’est vraiment un événement de me voir jouer pour la sélection nationale. Quel que soit le motif, je voulais absolument venir en Palestine. Mais être là pour représenter ses couleurs est encore plus fort. »
Source : http://www.leparisien.fr/drancy-937...



