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Après la loi sur le référendum ?

Après la loi sur le référendum ?

La Knesset (Parlement israélien), a définitivement adopté, le 22 novembre 2010, par une majorité de 65 voix, une loi qui stipule qu’un référendum national devra être organisé avant tout accord de paix avec l’Organisation de Libération de la Palestine et la Syrie, prévoyant un retrait de Jérusalem-Est et du plateau Syrien du Golan, qui ont été annexés unilatéralement et illégalement soumis à la juridiction israélienne.




Cette loi est en contradiction flagrante avec le Droit international et avec la légitimité internationale. Ces annexions n’ont pas été reconnues par la communauté internationale, Jérusalem-Est et le Golan étant des territoires occupés en 1967.

L’entérinement de cette loi constitue un brevet d’invention insolite de la part d’Israël.

L’Histoire nous enseigne que des référendums sont organisés à l’intention des peuples qui sont sous le joug de l’occupation afin qu’ils puissent décider de leurs sort. Or, organiser une consultation populaire des occupants afin qu’ils décident du destin des régions occupées et du peuple sous occupation est un acte reconnu seulement par la loi de la jungle, le non-respect et non-conformité avec le Droit et les Conventions internationales.

L’adoption de cette nouvelle loi est un message clair que ce gouvernement ne cherche pas ni un règlement du conflit ni la paix. En effet la loi n’est pas seulement contraignante pour le gouvernement actuel, mais pour tout futur gouvernement également. La nouvelle loi impose, au Premier ministre, que tout accord de paix, qui propose le retrait du Golan et de Jérusalem, doit être soumis, au préalable, au gouvernement, qui, après approbation, le soumettra au parlement (la Knesset). Lorsque 61 membres de la Knesset auront voté en faveur de la dite loi, elle sera soumise à une consultation populaire, dans un délai maximal de 180 jours, soit pour l’entériner soit pour la refuser.

Cela signifie clairement l’impossibilité de faire passer une solution politique.

Aujourd’hui, avec l’adoption de cette loi, nous observons le virement à droite de la société israélienne, vers l’extrémisme et le refus de reconnaître l’autre.

Nous sommes tous témoins de l’attitude violente des colons, qui manifestant contre la probabilité que M. Netanyahu accepte de geler provisoirement, et de façon figurative la construction des colonies en Cisjordanie.

Nous assistons tous aux mesures d’oppression des habitants Palestiniens de Jérusalem, les modifications endurées par la ville sainte, où est pratiqué une modification méthodique et globale de la morphologie et des caractéristiques de la ville sainte.

En effet, le Bureau du Premier ministre a donné son accord au Plan quinquennal pour le développement et l’élargissement du Mur de lamentation, en lui accordant 85 millions de Shekel. L’objectif réel de ce plan, où nous assistons à une accentuation des opérations d’excavation, et d’ouverture des tunnels sous et au tour de la Mosquée d’Al Aqsa, étant de relier l’Est et l’Ouest de la ville par l’ouverture d’une nouvelle porte dans le mur de la ville, à côté de la porte de David, Il est grand temps que la Communauté Internationale assume ses responsabilités morales et politiques, qu’elle cesse d’amadouer le gouvernement israélien, afin de le contraindre à respecter ses obligations vis-à-vis du droit international et de revenir sur toutes ses pratiques qui mettent en péril toute possibilité pour arriver à une paix, déjà fragilisée par les politiques israéliennes.






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