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30 Mars 2011 : Commémoration de la journée de la terre

30 Mars 2011 : Commémoration de la journée de la terre

14% seulement des terres de Jérusalem sont disponibles pour la construction




Il ne reste plus que 14% des terres de Jérusalem, exploité par les Palestiniens pour la construction car les gouvernements israéliens successifs ont confisqué plus de 34% des terres en faveur des colonies et classé 52% comme zones vertes.

Selon les données du Centre de Recherche sur les terres, la Société d’Etudes Arabes et plusieurs Institutions Palestiniennes, qui s’intéressent au sujet des terres de Jérusalem, il s’avère qu’entre le début de l’occupation de Jérusalem en 1967 et le 2 juin 2010, le nombre de Palestiniens dépossédés de leurs cartes d’identités s’élève à 14383 personnes. Tandis qu’en 2009, les autorités de l’occupation ont retiré 721 cartes d’identités.

En 2008, les autorités de l’occupation ont annulé le droit de résider à 4672 palestiniens de Jérusalem, dont 99 mineurs, ce qui représente la moitié de ceux dont la carte d’identité a été retirée entre 1967 et 2007.

Les mêmes sources ont attiré l’attention sur le fait que plus de 10 000 enfants Palestiniens de Jérusalem-Est ne sont pas inscrits sur les cartes d’identités de leurs parents. Le pourcentage de ces enfants qui ne peuvent pas, ni s’inscrire dans les écoles publiques, ni bénéficier des soins médicaux, est de 23.6%.

De son côté, le Centre Jérusalem pour les Droits économiques et Sociaux, confirme que Jérusalem subit les méfaits d’un système d’habitation complexe, dû aux politiques d’occupation. Le Centre attire l’attention également sur le fait que la politique d’occupation consiste à diminuer le nombre d’habitants Palestiniens de la ville.

Cette politique est clairement indiquée sur la carte structurelle de la municipalité des autorités occupantes « la ville 2020 », qui mentionne sans détour, que l’objectif du Plan directeur est de (garantir une majorité juive absolue dans la ville, par le biais de la création d’un cadre de développement de Jérusalem, en tant que capitale de « l’état juif et le siège de son gouvernement » et de réaliser l’objectif à long terme qui reflète les perspectives d’avenir de la ville, comme l’avaient imaginé les ancêtres.)

Le Centre ajoute : « Pour faire de l’annexion de Jérusalem-Est un fait accompli par les autorités de l’occupation, ces dernières ont donné au gouvernement la priorité absolue pour mettre la main sur les terres, spécialement dans le cadre de ce qui est appelé la (confiscation des terres pour des intérêts publics) en vertu de la loi de 1942 qui autorise de telles acquisitions. Depuis 1967, les gouvernements de l’occupation israélienne ont redessiné les frontières municipales de la ville sainte, pour inclure Jérusalem et les terres limitrophes de la Cisjordanie. Ces terres sont connues sous le nom de Jérusalem-Est »

Le Centre a noté que 70 000 Dunums, propriétés exclusives des Palestiniens, ont été annexées à Israël, en plus de 28 villages, sans leurs habitants. Ce qui a fait de Jérusalem la ville la plus grande de la Palestine historique.

Quant au mur d’annexion et d’expansion raciste, qui entoure Jérusalem, dont la longueur est de 181 km, seul 5 km sont construits sur la ligne verte.

Le mur isole Jérusalem de son appartenance géographique et stratégique avec la Cisjordanie, ce fait a conduit à l’isolement de 55 000 Palestiniens porteurs de la carte d’identité de Jérusalem à l’extérieur du mur.

Dans le même contexte, les autorités israéliennes d’occupation, ont utilisé imposé une taxe foncière sur les propriétaires de bien privée, au moment ou elles avaient imposé des taxes exorbitantes sur les terres non exploitées, i.e. « les terres vertes » selon la conception de ces autorités, ou les terres dont les propriétaires ne pouvaient pas les exploiter pour y construire, soit en raison des contraintes financières, soit en raison des problèmes d’héritages non résolues, soit encore par des ordres militaires interdisant la construction. Mais aussi en raison des prix trop élevé de construction, et les conditions draconiennes, infligées par l’autorité de l’occupation, par l’intermédiaire de la Municipalité de Jérusalem.

Les institutions officielles israéliennes et leurs ramifications colonisatrices, ont confisqué un grand nombre d’immeubles Palestiniens au centre de la ville et aux alentours, et ont installé des groupes de colons des plus extrémistes. Ces institutions ont également annexé les terres et les immeubles confisqués, de diverses propriétés, parmi eux des biens individuels, des propriétés appartenant au Waqf islamique et aux fondations chrétiennes, et des biens publics (d’Etat et/ou de la municipalité.)

Il est à rappeler que plus de 16 000 Dunums des terres Palestiniennes aux alentours de Jérusalem, ont été confisqués récemment, sous couvert de la construction de routes ‘sécurisées’ pour les colonies, dont la construction menace d’effondrement plus de 38 maisons Palestiniennes à Alsawahréh Ouest et Est, Abu Thor et Abu Dis. Jusqu’à présent, 15 maisons ont été démolies.

Selon la dernière carte structurale présentée par la municipalité de l’occupation de Jérusalem, 32 000 logements seront construits au cours des cinq prochaines années, ce qui signifie le déplacement de 120 000 juifs pour habiter à Jérusalem-Est.

Actuellement il y a environ 20 000 maisons Palestiniennes, que la municipalité hébraïque considère comme ayant été construites sans permis de construire, dont 657 maisons dans le village de Silwan, ce qui signifie que plus de 12 000 habitants de Jérusalem, vivent actuellement sous la menace de l’expulsion, au cas ou la municipalité mettait à exécution les ordres de démolition de ces maisons, en particulier la démolition et la disparition du quartier Albustane.

Pendant les 10 dernières années, il y a eu 7 880 plans de construction à Jérusalem, dont seulement dix plans pour les habitants Arabes de la ville.

De son côté, le Directeur du Département des Cartes et du Système d’Information, de la Société d’Etudes Arabes, M. Khalil Al Tafakjy, a confirmé qu’il ne restait plus que 13% de la superficie de Jérusalem, suite aux opérations de démolition et de judaïsation menées par les autorités de l’occupation de la ville.

Il a souligné que les autorités de l’occupation cherche à mettre fin au projet nationaliste de la ville, à travers des lois arbitraires visant à déraciner l’existence Palestinienne, selon le Plan 2020, qui a été élaboré en 1994, et qui est mis en application méthodiquement et rapidement.

M. Al Tafakjy a démontré qu’entre 1967 et 1994, Teddy Kollek, du parti Travailliste, était le maire de la municipalité de l’occupation à Jérusalem, et il avait confisqué 24 000 Dunums appartenant à Jérusalem-Est, ce qui est égale à 35% de la totalité de sa superficie. Il avait construit 15 colonies et 58 000 logements à l’intérieure de la ville. Après lui, Ehud Olmert, du parti Likoud, qui n’a eu de cesse de continuer la judaïsation de Jérusalem, et la confiscation d’environ 535 000 Dunums des terres de Beit Hanina, Beit Safafa, en 1995.

Sur ce que la ville de Jérusalem subit comme plans de judaïsation actuellement, Altafakjy a démontré que la ville fait face à l’opération la plus dangereuse de destruction, de son histoire, en ajoutant « ce que la municipalité de l’occupation entreprend à Jérusalem, ressemble à une opération de fracture d’os, car elle cherche à réaliser le dangeureux objectif qui consiste à réduire le nombre d’habitants Arabes jusqu’à 12%, en déplaçant 125 000 palestiniens derrière le mur (kafr Aqab, Shu’fat) et en retirant 15 000 cartes d’identités à des habitants Arabes de Jérusalem, en plus de la démolition de centaines d’immeubles d’habitation et l’expatriation de leurs habitants.


30 Mars 2011
Mission de Palestine en France






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