Commémoration du 63e anniversaire de la Nakba : Communiqué
Il y a 63 ans, le peuple Palestinien perdait sa terre, et les milices sionistes jetaient les Palestiniens sur le chemin de l’exil à travers le monde, après avoir détruit 418 villages et villes, et tué femmes, hommes enfants, jeunes et vieillards.

Malgré le passage de décennies, notre peuple continu à payer un prix exorbitant pour sa profonde blessure, pour l’usurpation de son identité, et pour le nettoyage ethnique historique qu’il subi et que les forces d’occupation ne cessent de perpétrer.
Le Ministère de l’Information, à l’occasion de cette funeste commémoration , fait appel aux Nations-Unies, au Conseil de Sécurité et à l’ensemble des Organisations mondiales et Juridiques, pour appliquer les décisions de la légitimité internationale, qu’elles avaient signé, agrée et pris en charge, et ce qu’elles contiennent du Droit au retour des réfugiés dans leurs foyers, desquelles ils ont été déracinés. Un droit légitime, sacré et garanti par les législations internationales, et qui ne peut être ignoré avec le temps.
Le Ministère voit dans cette occasion, que la reconnaissance morale et politique des atrocités qui ont été commises par les milices sionistes, et ce qu’il en a résulté comme meurtres, bannissement, oppression et dispersion, doivent rester un témoignage du plus grand crime ouvert du siècle dernier, dont ses chapitres douloureux ne peuvent être fermés que par le retour et le dédommagement.
Le consensus dont bénéficie le problème des réfugiés et ses conséquences, oblige les partisans de la liberté et de humanité, et les partisans de la Loi, les hommes politiques du monde à mettre fin aux conséquences de ce problème, mettre fin de la vie de misère, de pauvreté, et de l’attente, de la dispersion et de l’errance pour des millions de personnes de notre peuple.
En se basant sur l’impacte de cette blessure, le Ministère confirme que le pari de l’occupation sur la disparition de la première génération de Palestiniens , qui avaient vu et vécu la Nakba, n’est qu’un pari perdu, et un détournement malsain de la légitimité internationale, et une tentative désespérée pour imposer la politique du fait accompli.
Notre peuple ne réduit pas la douleur de la Nakba et sa blessure au 15 mai, mais il en est imprégné et la vie à chaque instant. C’est l’histoire d’un exil, la conséquence d’une souffrance et une accumulation d’amertume sans cesse renouvelé.
Le Ministre exhorte nos concitoyens à participer aux activités de la commémoration douloureuse, avec confiance et efficacité.
Le Ministère de l’Information invite les médias locaux, arabes et internationaux amis, de commencer à collecter et archiver l’histoire orale de la Nakba, inspirés par les histoires de la génération des grand pères, des pères et des mères, contemporains de la Nakba, et qui l’ont vécu.
Ceux qui s’approchent de la fin de leur vie, afin que nos histoires Palestiniennes restent comme un témoignage qui poursuit l’intransigeance de l’occupant, son agression, son terrorisme et sa judaïsation, son vol de notre histoire et de notre existence, son vol de notre patrimoine de civilisation et notre héritage humaniste.
Autorité Nationale Palestinienne
Ministère de l’Information
Ramallah, le 12 mai 2011.




