ANTIGONE par ’The National Palestinien Theatre ’ à Ivry Sur Seine
Article mis en ligne le 2 février 2012
dernière modification le 5 octobre 2012
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08 NOV > 05 DÉC 2012 / Théâtre d’Ivry Antoine Vitez

Durée du spectacle : 1h50

AVEC LES ACTEURS DU THEATRE NATIONAL PALESTINIEN
spectacle en arabe - surtitré en français
La Terre et le mur

Pourquoi une Antigone palestinienne ?

Parce que la pièce parle de la relation entre l’être humain et la terre, de l’amour que tout individu porte à sa terre natale, de l’attachement à la terre.

Parce que Créon, aveuglé par ses peurs et son obstination, interdit qu’un mort soit enterré dans le sol qui l’a vu naître. Et parce qu’il condamne Antigone à être emmurée.
Parce qu’enfin, après les prophéties de Tirésias et la mort de son propre fils, Créon comprend son erreur et se résout à réparer l’injustice commise.

Il y a dans la pièce de Sophocle la mise en place d’un processus inexorable constitutif, dans sa simplicité, du principe même de tragédie. Racine disait que ce n’était qu’avec Bérénice (Bérénice, reine de Palestine) qu’il avait atteint ce niveau d’évidence qui est le propre des grands chefs-d’œuvre de la Tragédie Grecque.

Le cœur de la pièce est l’amour que Hémon, fils de Créon, porte à Antigone. Hémon aime Antigone, mais Antigone aime Polynice son frère, Polynice qui est mort. A partir de là, la machine est lancée, le conflit est déclaré entre morts et vivants.

Le cadavre sans sépulture de Polynice, livré en pâture aux chiens et aux oiseaux de proie, devient à son tour anthropophage. Sous les apparences du rationnel, la dispute politique et religieuse entre Antigone et Créon ouvre inexorablement la porte des Enfers par laquelle vont s’engouffrer les vivants. Et le cauchemar commence. Hadès devient le personnage invisible mais principal avec, à ses côtés, le fantôme d’Œdipe et toute la généalogie des Labdacides. “ Les plus courageux cherchent à s’enfuir quand ils voient Hadès en face “, dit Créon. Un face à face qu’on redoute – comme Ismène – ou qu’on souhaite – comme Antigone.

Au milieu d’une mer d’une infinie tristesse – celle du néant, du ciel sans limite ou du monde souterrain, chacun mesure l’immensité de sa solitude devant l’Incontournable, et l’intensité de son amour pour la vie et pour les vivants.

Malgré une fuite effrénée des âmes vers la folie et l’anéantissement, la pièce de Sophocle est un chant d’amour et d’espoir, une symphonie des sentiments, un météore précieux et brillant incrusté dans le noir du ciel qui semble vouloir repousser l’ombre même de la mort, en attisant notre goût pour la lutte et pour la vie.

Adel Hakim

Coproduction Théâtre National Palestinien, Théâtre des Quartiers d’Ivry, 
Avec l’aide du Consulat Général de France à Jérusalem, du Centre Culturel Français Chateaubriand, 
du service de coopération italien du Ministère des Affaires Extérieures, du TAM et du Groupe des 20 théâtres en Ile-de-France



mise en scène : Adel Hakim scénographie et lumière : Yves Collet musiques : Trio Joubran texte arabe : Abd El Rahmane Badawi texte français : Adel Hakim poème Sur cette terre : texte et voix de Mahmoud Darwich costumes : Shaden Salim construction décor : Abd El Salam Abdo collaboration : ateliers Jipanco vidéo : Matthieu Mullot et Pietro Belloni photos : Nabil Boutros régie (Jérusalem) : Ramzi Qasim et Imad Samar

avec
Hussam Abu Eisheh
Alaa Abu Garbieh
Kamel Al Basha
Mahmoud Awad
Yasmin Hamaar
Shaden Salim
Daoud Toutah

Pour plus de détail : http://www.theatre-quartiers-ivry.com/fr/la-saison/spectacles/p_spectacle-72/

Actus

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